Haïti

Haïti
Cité Soleil à Port-au-Prince

Cet agent de sécurité « douteux », qui serait lié aux groupes armés à Cité Soleil, serait impliqué, a dit Presler Toussaint, dans l'assassinat en 1995 de la policière Marie Christine Jeune. Le corps de la policière Jeune avait été retrouvé criblé de balles, peu de jours après qu'elle eut refusé, contrairement à la demande du président d'alors Jean-Bertrand Aristide, de donner l'accolade à des membres de l'« Armée rouge » de Cité Soleil qu'elle a estimés devoir être derrière les barreaux de la prison pour leur participation dans des actions malhonnêtes dans la cité.

A proximité de Cité Soleil, des gangs armés continuent, ces jours-ci, d'agir à visière levée en rançonnant chauffeurs et passagers des véhicules publics et privés qui osent s'aventurer sur « la route neuve », conduisant en direction du Nord d'Haïti.

Depuis environ 3 ans, de nombreux forfaits sont perpétrés sur cette « route neuve », donnant accès par le Nord à Cité Soleil . Des victimes rapportent que la police leur a toujours affirmé n'avoir pas rencontré de bandits sur cette route, lorsqu'elle y va en patrouille.

# Posté le jeudi 31 mars 2005 18:05

Jamaïque

Jamaïque
Little Brooklyn à Kingston

La Violence Policière a Kingston

L'année dernière, au mois de décembre, un fonctionnaire de haut rang aurait déclaré à un résident de Morgan's Lane que «si les jeunes tenaient à voir leurs enfants grandir, ils devaient éviter d'aller travailler près des chantiers de construction». Au mois de mars, Otis Phillips, le frère de Curtis Greenwood, aurait été menacé par un commissaire principal de la police de Spanish Town ; l'homme lui aurait dit qu'il s'en était bien tiré jusqu'ici mais que ses jours étaient comptés.

Le 9 mai, les habitants de Morgan's Lane auraient été menacés de mort s'ils enterraient Robin Anderson. Un policier les aurait prévenus que si des obsèques étaient organisées, il y aurait plus de cadavres que de survivants pour les enterrer. Les funérailles n'ont pas encore eu lieu.

Selon des témoins oculaires, Robin Anderson n'opposait aucune résistance lorsqu'il a été tué : il était dans son lit et avait les mains en l'air, comme pour signifier qu'il se rendait. La police est arrivée chez lui vers 6 heures du matin, à ce qu'il semble. Après avoir tiré sur la victime, elle aurait supprimé les indices compromettants, nettoyant le sang et emportant les draps tachés dans un sac noir. On pense que Robin Anderson a été tué parce qu'il avait jeté une pierre à un commissaire de police lors d'une manifestation, durant laquelle les protestataires avaient formé un barrage routier dans le district, en décembre 2003

# Posté le vendredi 01 avril 2005 06:13

USA

USA
South Bronx New York

A l'Est de la riviere de Harlem (voir « Harlem ») s'etend un quartier similaire ou s'elevent non pas des gratte-ciels mais de vieux immeubles de briques rouges avec des escaliers metalliques qui grimpent le long des facades, c'est le Sud du Bronx.

La reputation du Bronx est telle que les habitants du Nord du Bronx, qui ne connaissent pas les difficultes des quartiers au Sud, designent plutot le lieu ou ils vivent par le nom de leur quartier specifique si bien que, de facon habituelle, « le Bronx » designe de facon restreinte la partie Sud. Ces escaliers de secours rappellent que le feu devastait regulierement des immeubles dans le quartier jusqu'à des annees recentes, laissant un paysage d'immeubles calcines en ruines au milieu de terrains vagues.

La violence et la drogue regnaient dans les rues. Les proprietaires eux-memes declenchaient des incendies pour recuperer au moins le montant de l'assurance de leurs immeubles invendables dans ce quartier. Les locataires s'y mettaient parfois eux-aussi pour recuperer une aide financiere attribuee aux habitants sans abri a cause d'un incendie. Jusqu'à aujourd'hui, les primes d'assurance-incendie sont, on le comprend bien, 5 fois plus elevees que dans les autres quartiers et constituent l'une de nos plus grandes depenses.

Le Bronx reste un quartier difficile. La violence et la drogue n'ont pas disparu. Les meurtres ne sont pas rares. Des fresques sur les murs rappellent la memoire des victimes. Mais ce n'est pas l'Enfer !

# Posté le vendredi 01 avril 2005 06:20

USA

USA
SOUTH BRONX

Pour les Etats -Unis je vais faire que New-york et L.A. sinon j'aurai jamais fini

# Posté le vendredi 01 avril 2005 06:22

USA

USA
Harlem N.Y.

« Durant les treize premiers mois que j'ai passés dans Spanish Harlem, j'ai été le témoin :


d'une fusillade mortelle, devant ma fenêtre, par un tireur brandissant une carabine à canon scié, tuant la mère d'un petit garçon de trois ans,


d'une explosion et d'une rafale de mitrailleuse encore une fois visibles depuis ma fenêtre,


d'un tir et d'une course poursuite par la police devant une pizzeria, alors que j'étais en train d'y manger,


de la fin d'un incendie, par cocktail Molotov, d'une crack house,


d'une douzaine de bagarres de rues (cris, vêtements déchirés),


sans compter les rencontres quotidiennes avec des êtres humains anéantis, certains en proie à des paranoïas dues à l'absorption de crack, d'autres victimes de delirium tremens, d'autres encore souffrant de pathologies non identifiées et lançant des insultes à tout ce qui les entourait.


La prégnance d'une culture de terreur a peut-être trouvé son expression la plus poignante dans un commentaire que m'a fait un garçon de treize ans au cours d'une conversation anodine à propos de l'état d'évolution de la grossesse de sa maman. Il m'a dit qu'il espérait que le bébé serait un garçon « parce que les filles, c'est trop facile à violer ».


New York Times Magazine, 12 novembre 1989.

# Posté le vendredi 01 avril 2005 06:27