Dans ces familles, adultes et enfants rêvent de devenir des gens ordinaires pour qui manger ne serait plus un souci lancinant. Ils veulent être reconnus sous d'autres étiquettes que celle de la pauvreté : les adultes sont fiers des métiers qu'ils exercent, de la maison qu'ils parviennent parfois à construire, de leurs enfants scolarisés, dont pas un n'a été abandonné. Dans tous ces domaines, ils tentent d'accéder à la dignité tant recherchée des vrais citoyens, qui ont des devoirs mais aussi des droits. Douze ans après les premières enquêtes, seules deux familles semblent être sorties de la pauvreté. Les autres résistent toujours ensemble à la misère et c'est déjà une victoire. Pour elles, c'est bien la cellule familiale qui est le dernier rempart contre la pauvreté




